07/10/2017

CHORALE SAINTE-CECILE

La chorale Sainte-Cécile

Voici 3 affiches annonçant des soirées dramatiques organisées avant-guerre au couvent d'Acoz.

Les initiales "A.M.D.G." ("Ad Majorem Dei Gloriam") signifiaient " Pour la plus Grande Gloire de Dieu".

Comme en attestent les affiches, la chorale Sainte-Cécile était composée UNIQUEMENT DE DAMES ET DEMOISELLES d'Acoz.

                                                                                      Alain GUILLAUME.

AME D'ESCLAVE web.jpgCHANTEUSE DE RUE web.jpgKERMOOR web.jpg

 

 

15/09/2017

LA FERMETURE DU CAFE "EL COQUI"

Acoz vient de perdre un « haut lieu »

Le café « El Coqui » vient de tirer sa révérence ce vendredi 30 juin 2017.

BATIMENT EL COQUI WEB.jpg

Il avait ouvert ses portes en 1962, suite au déménagement de Georges et Firmine Hanquart qui tenaient leur établissement à l’actuel n° 1 de la rue du Centre pour s’installer à la rue de Moncheret, dans l’imposant bâtiment en pierre appelé « la Maison autrichienne » datant de 1758.

Cette demeure avait déjà abrité un débit de boisson fin des années 40 et début 50. Il était tenu par un certain Edouard Borbouse, dit « Douart Babette » et avait été repris par une dame que l’on surnommait « Trotinette » dû à son autre et rapide « débit », celui de son langage. Ensuite, vers 1954-1955, Richard Pouleur y avait tenu un commerce de motos de marque « Puch ».

En 1963, leur fils Fernand et son épouse Andrée reprenaient le commerce sous l’enseigne « Au Voltigeur ». Dans l’arrière-pièce, Fernand y tenait son salon de coiffure et la « salle d’attente » était l’endroit tout choisi pour que certains y patientent et y discutent aisément car l’établissement était le local de la Marche Saint-Roch-et-Saint-Frégo, du parti socialiste, du comité de la fête de Saint-Eloi et de la société de jeu de balle pelote « Acoz-Coquis ». Une cagnotte y avait vu le jour et le premier dimanche de juillet, une semaine avant la fête communale, les membres étaient invités au remboursement de leur épargne. Le grand rendez-vous avait lieu le dimanche matin où la plupart des sidérurgistes y venaient « mettre dans la cagnotte ». Les conversations de l’époque tournaient toujours autour de ce dur métier. Il en a passé des tonnes de barres d’acier !

Certains préféraient le jeu de cartes : couillon et belote ; en veux-tu en voilà !

Dans les années 60-70, jeunes à l’époque, nous nous rencontrions pour y déguster nos premiers « Stella ». Le juke-box et le kicker nous ont « bouffé » un fameux paquet de pièces !

En 1991, « Le Voltigeur » céda sa place au café « El Coqui », repris par Didier Brison et son épouse Bernadette. Cette dernière excellait dans la préparation culinaire et ce fut une période faste où l’on pouvait y déguster ses succulents plats.

Une nouvelle gérance voyait le jour en 1999 avec l’arrivée d’Alain Charlier. Ce dernier n’a pas voulu modifier ni moderniser ; rien n’a changé et, outre la grande gentillesse du patron, c’est peut-être cela qui faisait le charme de ce lieu de rencontre convivial. On s’y sentait à l’aise.

Qui n’a pas eu l’occasion d’apprécier la fameuse « Stella » crémeuse servie dans son « petit lisse » ? Qui n’a pas eu le plaisir de rire à chaudes larmes suite aux « biestriyes » de certains habitués ? Qui n’est pas rentré chez lui avec des « nouvelles » à annoncer à la famille ? Qui n’a pas décompressé quelques moments après une dure journée ?... Les petites chansons, les « couillonnades », les arguèdènes,… C’était cela le café du village.

 

Quelques souvenirs

  • Le dernier samedi de juin : les cassages du verre pour la formation des corps d’office.
  • Le lieu de rassemblement à la Saint-Roch-et-Saint-Frégo, ainsi qu’à la Pentecôte.
  • Les petites réceptions après la messe de Saint-Eloi.
  • Les soupers des cagnotteurs et du « Beaujolais Nouveau ».
  • Les pronostics Littlewwoods et Prior ainsi que le tiercé PMU.
  • La vente de cigarettes.
  • Le dépôt des photos de Marche.
  • Les concours de cartes.
  • Les retransmissions des matches de football.
  • Les brûlages de culotte.

 

Quelques anecdotes

  • Du temps de Fernand et d’Andrée, le corps d’office y tenait ses réunions le vendredi soir. La plupart des membres repassaient dans le café et c’était des moments que l’on appréciait. Les heures tournaient… Andrée, discrètement, dans le comptoir, remontait son gros réveil à cloches pour nous signifier l’heure tardive. Et c’est à ce moment que l’un de nous « remettait les verres ».
  • Début des années 70, deux célibataires endurcis se sont lancé la gageure : celui qui abandonnait le célibat pour convoler en noces devait offrir au vainqueur solitaire des caisses de Champagne. En 1974, l’un d’eux « craque » et ce dernier a tenu sa promesse. Les caisses de Champagne ont été entreposées dans la cave du café. Aux grandes occasions, le gagnant s’adressait au patron avec fierté : « Fernand, Champagne ! » et cela en présence du perdant.
  • Avec Didier Brison, on se souviendra d’une partie de pêche illégale non loin du café. La police arriva sur les lieux pour coincer le coupable. Didier n’hésita pas à donner refuge au fautif. (Il y a prescription, on peut en parler !).
  • Alain Charlier, lui, a subi la blague du siècle : des habitués du « El Coqui » l’avaient repéré en sortie à Gerpinnes. Ils ont pris possession des clés du café et s’en sont donnés à cœur joie : à la grande fenêtre de l’établissement, ils ont exposé une poupée gonflable, assise dans un douillet fauteuil, à la lueur d’une lumière tamisée. Là aussi… police !
  • On se souvient de Rosa Mabille, dite « Rosa Nan.nan », ancienne acozienne, qui vivait dans un home du côté de Mettet. Elle aimait revenir dans notre village que ce soit aux festivités Saint-Roch et Saint-Frégo (elle portait pour la circonstance une robe rouge avec une fresque de marcheurs) ou aux fêtes communales. Rosa passait au café et on l’invitait à pousser la chansonnette en interprétant les succès de Salvatore Adamo.
  • Le 11 novembre, après la traditionnelle messe de commémoration et le dépôt de fleurs aux monuments, les anciens combattants et prisonniers de guerre se retrouvaient autour d’une table pour se raconter, se souvenir… et cela se terminait avec le jeu de cartes. Je me souviens, dans les années 70, je suis allé rechercher mon père et Jean Hospel. J’ai eu toutes les peines du monde pour les ramener à bon port.

Nous voici arrivés à la dernière page de ce précieux roman… Comme disait un client lorsqu’il a appris la fermeture : « Qu’allons-nous devenir ? ».

Alain GUILLAUME – Septembre 2017.

Maison autrichienne 1758 WEB.jpgRichard POULEUR.jpgFIRMINE GEORGES.jpgFernand et Andrée HANQUART web.jpgDidier Bernadette BRISON WEB.jpgDidier BRISON WEB.jpgAlain CHARLIER web.jpgSTELLA CREMEUSE.jpgSTELLA P'TIT LISSE web.jpgCOMPTOIR WEB.jpgJoueurs cartes WEB.jpgBELGEONNE WEB.jpgCHARLIER-DUFLOT web.jpgFamille CHARLIER WEB.jpgFERNAND COLLIN WEB.jpgSaint-Eloi web.jpgYvon SILLIEN WEB.jpgRosa NANNAN WEB.jpgEL BOURDON 1 WEB.jpgEL BOURDON 2 WEB.jpgEL BOURDON 3 WEB.jpgDerniere mache.jpgEL COQUI BRISON WEB.jpg

11/09/2017

CONCERTS EN 1930

La Musique du 1er Régiment des Guides en concert à Acoz en 1930

Lors de la célébration du Centenaire de l’Indépendance Nationale dans notre localité, le 21 septembre 1930, trois concerts ont été organisés au Salon BERNY, magnifique salle de spectacle sise au coin de la rue des Ecoles et de la rue du Centre. (Cet établissement avait été tenu après la guerre par Joseph TENRET et son épouse Louise. Malheureusement, en 1955, un incendie a complètement ravagé la salle et le café y attenant).

A noter la participation de la Musique du 1er Régiment des Guides, fondée en 1832 par le Roi Léopold 1er.

                                                                                          Alain GUILLAUME.

 

CONCERT REGIMENT DES GUIDES web.jpgCONCERT HRSM GERPINNES web.jpgCONCERT LES PATRIOTES MORIALME web.jpg

 

21/08/2017

J'AI RETROUVE MARTIN

J’ai retrouvé Martin

 

En parcourant les œuvres de l’écrivain Octave Pirmez, on apprend que ce dernier avait apprivoisé un sanglier qu’il avait prénommé Martin.

« … Il bouleversait les vieilles souches, puis se précipitait, tout hérissé à travers les labours en décrivant de grands cercles, et revenait vers moi au son de ma corne. Il est vrai que j’avais pris une poignée de châtaignes et que de loin en loin, j’en laissais tomber sur mes traces. Mais sa gratitude s’exprimait avec de tels coups de boutoir que je faillis perdre l’équilibre. A l’aide d’une petite branche dont je frappais sur la hure, je lui apprenais le respect qu’il me doit, d’autant qu’il ne manquait jamais de prendre un bain dans les eaux les moins limpides, et tout aussitôt d’accourir vers moi… »

(Extrait de « Lettres à José » - œuvres posthumes – 1888).

 

A la mort du sanglier, Octave Pirmez fit empailler sa tête. Ce souvenir était exposé dans le hall d’entrée du château. Lors d’une visite organisée par le nouveau propriétaire, Tony Cammaert, j’ai très vite remarqué que la tête de Martin avait disparu.

Lors de l’inauguration de la stèle d’Octave Pirmez, le 1er mai 2013, je me suis permis de poser la question aux descendants de la famille Pirmez, présents ce jour. Je n’ai pas eu de réponse bien précise…

Et nous voici le dimanche de la Saint-Roch et Saint-Frégo 2017, dans la cour intérieure de la propriété. En attendant l’entrée des compagnies de marcheurs, mes yeux balaient les lieux et… miracle ! Devant moi, accrochée au mur, non loin de l’ancienne cuisine, la tête de Martin était réapparue ! J’ai ressenti un immense plaisir et un soulagement… Je pense que notre « solitaire d’Acoz » aura aussi apprécié.

Alain GUILLAUME – 21 août 2017.

Alin-Martin WEB.jpgEntrée cuisine WEB.jpg

16/08/2017

LA CHAPELLE DE MONT BRIVAL

La restauration de la chapelle de Mont Brival

Après la restauration de la chapelle Saint-Frégo en 1993 par le corps d’office de la Marche Royale Saint-Roch et Saint-Frégo d’Acoz, un deuxième édifice religieux allait connaître un fameux lifting en 2002.

Située à l’actuelle rue de la Tour Octavienne, à la limite d’Acoz et de Villers-Poterie, cette chapelle fut érigée par Louise-Théodorinne FORTEMPS (1843-1921), en hommage à ses deux beaux-frères Octave et Fernand PIRMEZ, ainsi qu’à son époux Emile PIRMEZ. Elle fut bénie le 2 mai 1884.

Devenue la propriété d’André PIRMEZ, châtelain à Saint-Gérard, en hommage à sa maman la Baronne Herman PIRMEZ, et à son épouse Jacqueline BEKAERT, il confia la restauration à Willy BERTULOT. La bénédiction eut lieu le jeudi 27 juin 2002.

Elle est dédiée à Notre-Dame de Lourdes et aux deux saints protecteurs des paroisses d’Acoz et de Villers-Poterie Martin et Radegonde.

Quant à l’appellation « Mont Bridal », j’ai remarqué l’erreur que beaucoup ont commise en lisant la gravure. Il ne s’agit pas de « BRIDAL » mais « BRIVAL ».

J’en ai eu confirmation dans un passage du livre d’Octave PIRMEZ « LETTRES A JOSE » (œuvres posthumes) – 1884 – (José de COPPIN) :

« Je vous remercie, cher José, d'avoir poétisé mon séjour d'Acoz dans la dernière ..... pour gagner le village de Villers et revenir par la colline de Mont- Brival ».

Il s’agit donc du lieu-dit où fut construite la chapelle.

 

Alain GUILLAUME – Août 2017.

 

Mont Bridal avant 2002 WEB.jpgPHOTO Albert Philippe WEB.jpgWilly Bertulot web.jpgJOUR web.jpgANNEE web.jpgCroix web.jpgGravures web.jpgIntérieur web.jpgBenediction 1 WEB.jpgBenediction 2 web.jpgBenediction 3 WEB.jpgLETTRES A JOSE WEB.jpgCHAPELLE MONT BRIVAL 2002 WEB.jpg

17:46 Écrit par Alain GUILLAUME dans 05. Acoz Histoire & Patrimoine | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |