04/11/2017

SOUVENIR MORTUAIRE DE BENJAMIN PIRMEZ

Souvenir mortuaire de Benjamin PIRMEZ

Benjamin PIRMEZ était le père d'Octave, Emile et Fernand PIRMEZ.

                                                                                            Alain GUILLAUME - Novembre 2017.

SOUV BENJAMIN PIRMEZ R-V web.jpg

26/10/2017

L'ABBE ALBERT DOUBLET

ABBE DOUBLET WEB TITRE_InPixio.jpg

  

Le 25 février 1954, l’Abbé François FLEURQUIN quittait la paroisse Saint-Martin d’Acoz après 31 ans de sacerdoce. Son successeur, l’Abbé Albert DOUBLET, vicaire à Monceau-sur Sambre, fut accueilli dans sa nouvelle paroisse le 1er août 1954.

A cette occasion, en cortège, il alla fleurir le monument aux morts, avant de faire son entrée officielle dans l’église Saint-Martin. Ensuite, une réception fut organisée au couvent où il eut l’occasion de faire la connaissance des curés des paroisses avoisinantes.

Monsieur le curé DOUBLET avait un caractère bien trempé. Et personne ne pouvait contredire ses projets :

  • Dès son arrivée, Il envisagea la construction d’une salle des fêtes à l’école des sœurs et ce coup financier fut pris en charge en partie par les paroissiens : tous les premiers dimanches du mois, la collectes des deux messes dominicales étaient destinées au remboursement du prêt. Les bénéfices des nombreuses « soirées » ou « cabarets artistiques » ont aussi contribué à honorer les traites.
  • En 1955, il acheta et fit placer des nouveaux fonts baptismaux en marbre, réalisés par la société MARMOR de Gougnies, ainsi qu’une vasque avec couvercle en cuivre venant de l’abbaye de Maredsous.
  • Toujours en 1955, il commanda à la firme C. BRASSEUR de Mons, un système d’électrification et d’automatisation des cloches.
  • En 1958, ce fut la construction d’une chapelle en face de l’église, à l’emplacement d’une habitation incendiée en 1914 et restée en état de ruine. Elle fut construite par la société René DUPUIS d’Acoz. Elle abrita une statue représentant la vierge que l’on appelait « Notre-Dame de Chez Nous ».
  • 1959 allait connaître du remue-ménage dans la paroisse lorsqu’il décida de se défaire de toutes les chaises dites « familiales » en les remplaçant par 110 chaises « standard ». Cela provoqua bien des péripéties entre plusieurs familles acoziennes !
  • Toujours en 1959, il fit installer un nouveau chauffage à accumulation électrique. On se souviendra du « bouquant » lors des offices quand les convecteurs propulsaient l’air chauffé.

Pendant toutes ces années, il prit à cœur de s’occuper de la jeunesse en organisant des rencontres au patronage de Joncret, les dimanches après-midi. Dans les années 1965-1970, les adolescents furent accueillis tous les samedis soirs au club de jeunes au presbytère de Chamborgneau... et c’est là que 4 couples se sont connus pour en arriver au mariage : Maryse GUILLAUME et Freddy DUPANLOUP, Jean-Paul BRACKMANN et Dominique VANDENBROECK, Catherine DEMEY et Roger PIRMEZ et… Nadine BERTRAND et Alain GUILLAUME. Quelques années plus tard, un nouveau club de jeunes vit le jour dans le préau de l’école du couvent. Des activités diverses furent organisées et connurent de francs succès.

Dans son église, l’Abbé DOUBLET régnait en maître ! Que de fois il stoppa son office pour y aller d’une belle engueulade destinée aux bavards. Et les retardataires n’étaient pas oubliés, ils étaient fusillés du regard ! Mais le contraste était frappant lorsqu’il quittait le lieu saint… ses parties de cartes au « Café Lien » et les petites bières transformaient notre homme. Plus d’une fois, Martha DEWACHTER, sa gouvernante, venait lui rappeler que le dîner était prêt !

Il avait pris exemple de Marcel BERNY, notre garde-champêtre, quand c’était le moment de décompresser…

Lors des festivités locales, il retrouvait « son ennemi de cœur », à savoir le bourgmestre socialiste Fernand POULEUR. On vivait en ces moments, de nouveaux épisodes dignes des comédies « Don Camillo et Peppone » ! Les provocations verbales… autour d’une bonne table, ça ils aimaient. On se souviendra que dans son bureau, au presbytère, étaient accrochés deux cadres avec les photos des deux bourgmestres acoziens qu’il avait connus, à savoir Fernand POULEUR et Michel GRANDJEAN.

En février 1975, il quitta notre paroisse pour séjourner comme aumônier à l’hôpital de Jumet.

Le 23 mars 1991, il s’éteignit à la clique Saint-Joseph de Gilly. Il repose au cimetière de Jumet, dans la communauté des religieuses.

 

Anecdotes

Mon frère Jules GUILLAUME accomplissait son service militaire en Allemagne en 1958. Lors d’une permission, il allait connaître des ennuis à la frontière, pris avec une quantité importante de paquets de cigarettes. Mais le douanier remarqua qu’il habitait Acoz. Ce dernier avait fait sa jeunesse à Welkenraed avec le futur Abbé DOUBLET. Mon frère s’en sortit indemne étant confronté à un fameux dilemme : brûler un cierge en l’église d’Acoz ou… offrir un bon verre à notre curé !

 

En 1962 apparaissait la tenue de clergyman toutefois l’Abbé DOUBLET n’a jamais quitté sa soutane (certaines mauvaises langues commentaient son choix en prétendant qu’il avait les jambes arquées).

 

En 1963, c’était l’année de ma profession de foi. Les préparatifs familiaux allaient bon train jusqu’au samedi précédant l’évènement : mon père Georges était retrouvé inanimé, victime d’un infarctus. Vu la gravité de son état, il fut soigné chez nous, assisté d’une aide respiratoire, sa vie était engagée. Ce fut une période très stressante pour tous les membres de ma famille. Inutile de vous décrire les moments tristes de ce jour qui devait être un jour de fête. Le dimanche suivant, les confirmations avaient lieu en l’église Saint-Nicolas de Joncret. Me voilà donc parti, à pieds, seul… Dans les campagnes entre les deux villages, mes copains et copines d’Acoz, accompagnés de leurs parents, sont passés… personne ne s’est arrêté…. Après la célébration, l’Abbé DOUBLET est venu vers moi et m’invita à monter sur sa « Vespa » verte. Quel bonheur ! Me voilà ceinturant notre bon curé me ramenant chez moi !

 

Alain GUILLAUME – Octobre 2017.

 

PRESBYTERE WEB.jpgELEVES COUVENT WEB.jpgFANFARE WEB.jpgARRIVEE ABBE DOUBLET 5 WEB.jpgMONUMET WEB.jpgMAITRE AUTEL WEB.jpgRECEPTION 1 WEB.jpgRECEPTION 2 DOUBLET 10 WEB.jpgARRIVEE A.DOUBLET 7 WEB.jpgDOUBLET CORPS D'OFFICE WEB.jpgLOURDES 1957 WEB.jpgDOUBLET LORDES.jpgVOYAGE PAYS-BAS WEB.jpgPROCESSION WEB.jpgDOUBLET-POULEUR web.jpgADIEU ABBE DOUBLET WEB.jpgINVITATION web 1.jpgSOUVENIR DOUBLET RECTO-VERSO WEB.jpg

 

18:33 Écrit par Alain GUILLAUME dans 13. Acoz Portraits | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

07/10/2017

CHORALE SAINTE-CECILE

La chorale Sainte-Cécile

Voici 3 affiches annonçant des soirées dramatiques organisées avant-guerre au couvent d'Acoz.

Les initiales "A.M.D.G." ("Ad Majorem Dei Gloriam") signifiaient " Pour la plus Grande Gloire de Dieu".

Comme en attestent les affiches, la chorale Sainte-Cécile était composée UNIQUEMENT DE DAMES ET DEMOISELLES d'Acoz.

                                                                                      Alain GUILLAUME.

AME D'ESCLAVE web.jpgCHANTEUSE DE RUE web.jpgKERMOOR web.jpg

 

 

15/09/2017

LA FERMETURE DU CAFE "EL COQUI"

Acoz vient de perdre un « haut lieu »

Le café « El Coqui » vient de tirer sa révérence ce vendredi 30 juin 2017.

BATIMENT EL COQUI WEB.jpg

Il avait ouvert ses portes en 1962, suite au déménagement de Georges et Firmine Hanquart qui tenaient leur établissement à l’actuel n° 1 de la rue du Centre pour s’installer à la rue de Moncheret, dans l’imposant bâtiment en pierre appelé « la Maison autrichienne » datant de 1758.

Cette demeure avait déjà abrité un débit de boisson fin des années 40 et début 50. Il était tenu par un certain Edouard Borbouse, dit « Douart Babette » et avait été repris par une dame que l’on surnommait « Trotinette » dû à son autre et rapide « débit », celui de son langage. Ensuite, vers 1954-1955, Richard Pouleur y avait tenu un commerce de motos de marque « Puch ».

En 1963, leur fils Fernand et son épouse Andrée reprenaient le commerce sous l’enseigne « Au Voltigeur ». Dans l’arrière-pièce, Fernand y tenait son salon de coiffure et la « salle d’attente » était l’endroit tout choisi pour que certains y patientent et y discutent aisément car l’établissement était le local de la Marche Saint-Roch-et-Saint-Frégo, du parti socialiste, du comité de la fête de Saint-Eloi et de la société de jeu de balle pelote « Acoz-Coquis ». Une cagnotte y avait vu le jour et le premier dimanche de juillet, une semaine avant la fête communale, les membres étaient invités au remboursement de leur épargne. Le grand rendez-vous avait lieu le dimanche matin où la plupart des sidérurgistes y venaient « mettre dans la cagnotte ». Les conversations de l’époque tournaient toujours autour de ce dur métier. Il en a passé des tonnes de barres d’acier !

Certains préféraient le jeu de cartes : couillon et belote ; en veux-tu en voilà !

Dans les années 60-70, jeunes à l’époque, nous nous rencontrions pour y déguster nos premiers « Stella ». Le juke-box et le kicker nous ont « bouffé » un fameux paquet de pièces !

En 1991, « Le Voltigeur » céda sa place au café « El Coqui », repris par Didier Brison et son épouse Bernadette. Cette dernière excellait dans la préparation culinaire et ce fut une période faste où l’on pouvait y déguster ses succulents plats.

Une nouvelle gérance voyait le jour en 1999 avec l’arrivée d’Alain Charlier. Ce dernier n’a pas voulu modifier ni moderniser ; rien n’a changé et, outre la grande gentillesse du patron, c’est peut-être cela qui faisait le charme de ce lieu de rencontre convivial. On s’y sentait à l’aise.

Qui n’a pas eu l’occasion d’apprécier la fameuse « Stella » crémeuse servie dans son « petit lisse » ? Qui n’a pas eu le plaisir de rire à chaudes larmes suite aux « biestriyes » de certains habitués ? Qui n’est pas rentré chez lui avec des « nouvelles » à annoncer à la famille ? Qui n’a pas décompressé quelques moments après une dure journée ?... Les petites chansons, les « couillonnades », les arguèdènes,… C’était cela le café du village.

 

Quelques souvenirs

  • Le dernier samedi de juin : les cassages du verre pour la formation des corps d’office.
  • Le lieu de rassemblement à la Saint-Roch-et-Saint-Frégo, ainsi qu’à la Pentecôte.
  • Les petites réceptions après la messe de Saint-Eloi.
  • Les soupers des cagnotteurs et du « Beaujolais Nouveau ».
  • Les pronostics Littlewwoods et Prior ainsi que le tiercé PMU.
  • La vente de cigarettes.
  • Le dépôt des photos de Marche.
  • Les concours de cartes.
  • Les retransmissions des matches de football.
  • Les brûlages de culotte.

 

Quelques anecdotes

  • Du temps de Fernand et d’Andrée, le corps d’office y tenait ses réunions le vendredi soir. La plupart des membres repassaient dans le café et c’était des moments que l’on appréciait. Les heures tournaient… Andrée, discrètement, dans le comptoir, remontait son gros réveil à cloches pour nous signifier l’heure tardive. Et c’est à ce moment que l’un de nous « remettait les verres ».
  • Début des années 70, deux célibataires endurcis se sont lancé la gageure : celui qui abandonnait le célibat pour convoler en noces devait offrir au vainqueur solitaire des caisses de Champagne. En 1974, l’un d’eux « craque » et ce dernier a tenu sa promesse. Les caisses de Champagne ont été entreposées dans la cave du café. Aux grandes occasions, le gagnant s’adressait au patron avec fierté : « Fernand, Champagne ! » et cela en présence du perdant.
  • Avec Didier Brison, on se souviendra d’une partie de pêche illégale non loin du café. La police arriva sur les lieux pour coincer le coupable. Didier n’hésita pas à donner refuge au fautif. (Il y a prescription, on peut en parler !).
  • Alain Charlier, lui, a subi la blague du siècle : des habitués du « El Coqui » l’avaient repéré en sortie à Gerpinnes. Ils ont pris possession des clés du café et s’en sont donnés à cœur joie : à la grande fenêtre de l’établissement, ils ont exposé une poupée gonflable, assise dans un douillet fauteuil, à la lueur d’une lumière tamisée. Là aussi… police !
  • On se souvient de Rosa Mabille, dite « Rosa Nan.nan », ancienne acozienne, qui vivait dans un home du côté de Mettet. Elle aimait revenir dans notre village que ce soit aux festivités Saint-Roch et Saint-Frégo (elle portait pour la circonstance une robe rouge avec une fresque de marcheurs) ou aux fêtes communales. Rosa passait au café et on l’invitait à pousser la chansonnette en interprétant les succès de Salvatore Adamo.
  • Le 11 novembre, après la traditionnelle messe de commémoration et le dépôt de fleurs aux monuments, les anciens combattants et prisonniers de guerre se retrouvaient autour d’une table pour se raconter, se souvenir… et cela se terminait avec le jeu de cartes. Je me souviens, dans les années 70, je suis allé rechercher mon père et Jean Hospel. J’ai eu toutes les peines du monde pour les ramener à bon port.

Nous voici arrivés à la dernière page de ce précieux roman… Comme disait un client lorsqu’il a appris la fermeture : « Qu’allons-nous devenir ? ».

Alain GUILLAUME – Septembre 2017.

Maison autrichienne 1758 WEB.jpgRichard POULEUR.jpgFIRMINE GEORGES.jpgFernand et Andrée HANQUART web.jpgDidier Bernadette BRISON WEB.jpgDidier BRISON WEB.jpgAlain CHARLIER web.jpgSTELLA CREMEUSE.jpgSTELLA P'TIT LISSE web.jpgCOMPTOIR WEB.jpgJoueurs cartes WEB.jpgBELGEONNE WEB.jpgCHARLIER-DUFLOT web.jpgFamille CHARLIER WEB.jpgFERNAND COLLIN WEB.jpgSaint-Eloi web.jpgYvon SILLIEN WEB.jpgRosa NANNAN WEB.jpgEL BOURDON 1 WEB.jpgEL BOURDON 2 WEB.jpgEL BOURDON 3 WEB.jpgDerniere mache.jpgEL COQUI BRISON WEB.jpg

11/09/2017

CONCERTS EN 1930

La Musique du 1er Régiment des Guides en concert à Acoz en 1930

Lors de la célébration du Centenaire de l’Indépendance Nationale dans notre localité, le 21 septembre 1930, trois concerts ont été organisés au Salon BERNY, magnifique salle de spectacle sise au coin de la rue des Ecoles et de la rue du Centre. (Cet établissement avait été tenu après la guerre par Joseph TENRET et son épouse Louise. Malheureusement, en 1955, un incendie a complètement ravagé la salle et le café y attenant).

A noter la participation de la Musique du 1er Régiment des Guides, fondée en 1832 par le Roi Léopold 1er.

                                                                                          Alain GUILLAUME.

 

CONCERT REGIMENT DES GUIDES web.jpgCONCERT HRSM GERPINNES web.jpgCONCERT LES PATRIOTES MORIALME web.jpg